Le Lyonnais Steven Thiebaut-Pellegrino dans Top Chef : "Ça a beau être de la télé, derrière il y a une grosse humanité"

Le Lyonnais Steven Thiebaut-Pellegrino dans Top Chef : "Ça a beau être de la télé, derrière il y a une grosse humanité"
Steven Thiebaut-Pellegrino - DR

Une cuisine franche et assumée.

Bienvenue à Leptine, rue Hippolyte Flandrin dans le 1er arrondissement de Lyon. C’est là-bas qu’officie Steven Thiebaut-Pellegrino, jeune chef de 32 ans. On a pu s’entretenir avec lui avant son passage dans la 16ème saison de Top Chef, diffusée ce mercredi soir sur M6.

Rencontre.

Où débute votre histoire ?

Pour la petite histoire, ça fait 9 ans que je travaille au 16 rue Hippolyte Flandrin, avant j’ai officié dans un restaurant qui s’appelait La Bijouterie, j’étais le commis puis le sous-chef. J’ai repris le restaurant, ça fait maintenant trois ans que je suis à la tête de ces 30m2. J’ai ouvert sur un lieu qui s’appelait Morfale. Mon père m’appelait comme ça quand j’étais gamin. Je me suis très vite rendu compte que cuisiner c’était quelque chose, entreprendre c’était autre chose. Il se passe des choses très cool quand on entreprend, et des choses très dures. Forcément, ça nous patine, ça nous façonne. J’ai fait évoluer le restaurant comme un Pokémon. C’est une version beaucoup plus franche de ce que je suis.

Pourquoi cette participation à Top Chef ?

J’ai eu l’occasion à deux reprises de me présenter au casting, mais d’un côté je ne me sentais pas près, je n’avais pas le temps, et l’inconnu me faisait un peu peur. L’année dernière, j’ai entamé le processus de sélection dans les castings. Il y avait un très bon feeling avec les gens qui bossent sur cette prod, qui font un travail de malade. Personne ne se rend compte de la bienveillance des gens qui nous accompagnent. Ça a beau être de la télé, derrière il y a une grosse humanité. Je ne m’attendais pas à ça.

Vous faites donc partie des 14 candidats retenus…

Et c’est déjà une victoire ! Je souhaite à tout le monde de le faire. C’est vraiment une aventure unique en son genre. Je me sentais un peu plus aguerrie, le fait d’avoir un restaurant. Ça patine vachement le caractère. J’ai voulu le faire, je l’ai fait, et je suis très content. C’est aussi de la mise en danger. On a beaucoup plus de chance de passer pour un con que d’en sortir victorieux. C’est une compétition, avec des règles qu’il faut respecter. C’est mon premier concours de cuisine. Ça reste très sérieux. Il faut être armé psychologiquement. Cette grosse machine qu’est Top Chef fait très bien les choses, c’est très pro.

Quel était votre objectif en partant sur ce tournage ?  

Ça a beau être ma première compétition de cuisine, ce n’était pas ma première compétition, parce qu’avec les arts martiaux, j’ai pu me confronter à des adversaires. J’ai remarqué que j’étais passé par les mêmes phases d’adrénaline, de stress, et puis les mêmes retombées quand l’épreuve se terminait. C’était assez fou. L’objectif, c’était de me confronter. J’ai découvert aussi qu’il n’y avait pas que des adversaires. Il y avait aussi les confères et des consœurs. Chacun a vécu le concours différemment. Faut juste être solide sur les appuis. Ce n’est pas pour rien qu’il n’y a pas de débutant. Plus ça va, plus il y a du niveau. Faut être capable de sortir des assiettes. La tremblote, la sueur, le bordel sur le plan de travail : en vrai c’est réel ! J’ai bien fermé ma bouche à la première épreuve. Le temps joue contre toi.

Les Lyonnais sont-ils derrières vous ?

Beaucoup de personnes qui d’habitude ne regardent pas m’ont dit, parce que t’es dedans, je vais regarder. C’était cool à entendre. J’ai reçu énormément de soutien, que des messages de love. C’était incroyable, je ne m’attendais pas du tout à ça. J’étais grave ému. Justement les émotions, j’ai appris avec les années à ne plus les retenir, même si je viens des arts martiaux. On est sous pression, et les émotions que vous allez voir sont sincères et réelles, il n’y a rien de joué.

Vous êtes donc deux Lyonnais à participer !

Oui, avec Quentin Mauro (Prairial, 1 étoile à Confluence). On se connaissait un peu d’avant, forcément le monde de la gastronomie à Lyon est très petit. On était grave content de se retrouver, on ne savait pas qu’on avait fait le concours tous les deux. On s’est découvert dans le hall d’hôtel. Moi j’arrive à Paris, je suis un provincial, je parle comme un Lyonnais : cher, pelo. Ça nous a rapproché de ouf.

Vous allez regarder ?

Oui, mais pas par egotrip. Je vais regarder parce qu’on passe beaucoup d’heures en interview, et pour savoir ce que les chefs pensent de nous. Sur l’émission, les chefs, c’est pas nos potes. Il y a des moments de coaching, mais on ne va pas boire des coups avec eux. Loin de là, il y a quand même une discipline qui est respectée. Pour voir aussi comment les confrères ont géré leurs épreuves. On a le temps de regarder un peu les plats, mais on n’a pas le temps de conscientiser tout ça. Donc oui, je vais regarder !

Top Chef saison 16, le mercredi soir à 21h10 sur M6, ou en replay sur M6+.

Lieux associés :
Leptine
Leptine

Adresse :
16 Rue Hippolyte Flandrin
69001 Lyon 1er arrondissement

Téléphone :
04 78 08 14 03

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